ANI – Fleurs

Bio
Le regard écorché, les joues creuses, les pommettes saillantes.
C’est comme ça qu’il se décrit.

Né de famille moyenne, sans aucun rapport à l’art, il grandit à Paris dans le 20ème arrondissement.

Les gens qui le côtoie voient en lui un loup solitaire, un ermite bordélique et désorganisé, une sorte de jeune Gainsbarre au cheveu hirsute.
C’est peut-être dû à son allure ébouriffée.
Ani se pavane en bottines en cuir noir, ravagées par les trottoirs des rues qu’il ne cesse d’arpenter pour trouver son inspiration.

Eternel marcheur, vagabond, ses écrits proviennent des personnes qui le marquent, de rencontres fortuites et inattendues.
Il passe la plupart de son temps à errer, pour apprendre des autres, et percevoir leurs richesses intérieures.

Il commence dès l’âge de huit ans à écrire ses premiers poèmes.
Son adolescence fut remplie de violences, intérieures et extérieures.

À 14 ans il écrit ses premiers textes de rap, sous la tutelle d’une amitié de longue date. Il rencontre un producteur avec qui il travaille pendant plus de deux ans sur un projet qui ne verra jamais le jour.
À 19 ans, les rencontres se succèdent et sa musique prend un autre tournant.

D’autres champs d’inspirations le lancent dans la chanson brute, scandée, viscérale. Les textes de Bashung et de Brel le font pleurer, Gainsbourg le subjugue, Aznavour le transperce.
Les groupes comme Bauhaus, The Cure, les Sex Pistols le font monter, surexcité, sur la piste de danse.

Tout a commencé pour lui lorsque jaillit l’opportunité d’un studio d’enregistrement, construit presque pour lui, dans le local de l’ entreprise des parents de son meilleur ami, à Bagnolet.
S’en suit une longue période ou rien ne se passe. Trop éparpillés, Ani et sa bande n’arrivent toujours pas à produire.
Un jour une discussion survient entre lui et son meilleur ami. Ils allaient désormais travailler à deux, pour produire. Un EP, ou deux, … ou toute une vie ?

Les deux compères se mettent aux fourneaux, passent des jours entiers à peaufiner la moindre piste, jusqu’au delay inaudible, tout en s’éloignant du rap, presque sans s’en rendre compte.
Essayant de se contenter du simple, insatisfaits en permanence, ils ne cessent de créer et d’abandonner, jusqu’au jour ou le maitre des lieux tombe sur l’un de ses derniers morceaux.

Séduit, l’ex chef-opérateur de cinéma décide, avec sa femme ex chef-décoratrice, de réaliser un clip, puis deux, puis trois, tout en lui apportant soutien et indépendance créative.

Ils créent Dot Prod, une boîte de production qui accompagne désormais Ani dans tous ses projets.
Une collaboration éthique se forme, dans l’Humain, ça lui plaît. De ce contexte propice, une douzaine de titre sortiront de la table de mixage.

C’est la naissance de l’EP “Itinéraire Bis”, un projet insolite et dans l’air du temps.
Une belle aventure débute avec
la sortie du premier clip et morceau d’ANI :
« FLEURS »

Après trois ans de collaboration, de travail et d’implication, ils sortent ce titre et son clip, sans maison de disque.
Avec des titres léchés plein le baluchon,